Réflexions du fauteuil : la petite revue de la semaine du 26 avril 2009
02 05 2009
Le clown Ronald McCanada sera encore de la fête cette année.
Les conservateurs de Stephen Harper ne nous donnent pas souvent l'occasion de nous sentir fiers d'être canadiens. Mais ils tiennent à tout prix à ce que nous le soyons au moins une fois pas année, le 1er juillet, le jour de la fête du Canada. Comme tous les gouvernements qui se sont succédé depuis le référendum de 1980, ils le font à coup d'argent. Patrimoine Canada dispose d'un budget de 3,77 millions de dollars pour aider les Canadiens à célébrer. Savez-vous combien sont dépensés au Québec? 3,2 millions, 85 % du budget! Wow! Je comprends maintenant d'où vient notre réputation d'être toujours sur le party et pourquoi il y a tant de Canadiens de partout qui nous haïssent. Ils sont jaloux! Le Bloc québécois est insulté parce qu'on essaie de nous acheter et le NPD l'est tout autant parce que les autres provinces n'ont que 15 % du budget. Je me sens vraiment fier d'être Canadien.
Une étude commandée par Emploi-Québec révèle que le salaire minimum est insuffisant pour motiver les assistés sociaux à se chercher du travail. Les 350,000 bénéficiaires dont la majorité est apte au travail considèrent que ça ne vaut pas la peine de s'échiner à 9 $ l'heure si c'est pour perdre les avantages sociaux et financiers que le gouvernement leur consent. S'ils ont raison, ça veut dire que les 300,000 travailleurs exploités au salaire minimum devraient être considérés comme des pauvres au même titre qu'eux. En effet, comment peut-on payer un loyer, l'épicerie, la garderie, les vêtements, le dentiste, etc. avec un revenu brut de 360 $ par semaine si on travaille 40 heures? Pour moi, c'est un des mystères de la vie.
Barack Obama a fêté ses cent premiers jours au pouvoir. Sa lune de miel avec le peuple américain se poursuit. Les trois premiers mois de sa présidence ont probablement été les plus occupés de l'histoire du pays. Obama n'a pas déçu. Il a particulièrement frappé fort et juste en réorientant complètement les relations internationales de son pays à l'occasion du G20 et du sommet des Amériques. Pourvue que ça continue.

Chrysler s'est finalement placé sous la protection de la loi sur les faillites tout en bouclant une entente avec l'italienne Fiat. Tous les médias ont titré « Un nouveau départ ». À mon avis, c'en est un, mais la route mène quand même au cimetière. Chrysler vient de faire ce que GM tente d'éviter à tout prix, accoler le mot faillite à sa marque de commerce. Plus personne ne va acheter de voiture Chrysler tant que la restructuration ne sera pas terminée. D'ailleurs, c'est ce que recommandent tous les spécialistes. D'autre part, l'implication de Fiat devrait permettre à l'américaine de construire des petites voitures plus efficaces, mais cela prendra des années. D'ici là, Chrysler à le temps de mourir trois fois. Amen.
À Montréal, un scandale n'attend pas l'autre. Après l'affaire des compteurs d'eau et le manque de jugement de Frank Zampino, c'est la privatisation de la Société d'habitation et de développement de Montréal et les terrains vendus à rabais à des promoteurs qui mettent le maire dans ses petits souliers. Cela nous a permis de découvrir un double handicap qu'il nous avait habilement caché jusqu'à maintenant, il est sourd et aveugle. Il doit l'être pour ne pas se rende pas compte de tout ce que son entourage magouille autour de lui. Heureusement, il n'est pas muet, mais il bégaie un peu quand vient le temps de donner des explications ou quand il s'indigne parce qu'on met son intégrité et celle de son équipe en doute. Il a raison de sortir de ses gonds, il est tellement innocent qu'il ne peut pas être coupable.
Au Kenya, les hommes ont la queue entre les jambes depuis que les femmes ont décidé de faire la grève du sexe pour protester contre la querelle qui oppose le président du pays et le chef du gouvernement sur la stratégie à adopter pour combattre la pauvreté. Même l'épouse du premier ministre est de la partie qui ressemble à une sorte de partite de fesse désarmée. Le pape qui ne fait jamais abstinence de bonnes paroles s'est empressé de leur signifier son appui pendant que le diable est aux vaches et que les mâles kényans sont aux moutons, aux brebis et aux putes. Pour calmer le jeu et ramener sa femme à la raison, le premier ministre a fait cette déclaration historique : « Ça ne fera pas des enfants forts ».
On voit sur cette photo Ida, et son époux, le premier ministre Odinga. Celle-ci porte fièrement sur sa tête un condom de cérémonie pendant que son époux éprouve un douloureux serrement de gosses.
Le maire de Montréal se lave les mains pour éviter les virus sur Les bulles.
Publié par : jacqueso à 08:06:08Permalien
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